Qu’est-ce qu’un pèlerin ?

C’est d’abord celui qui consent à sortir de sa maison pour se mettre en route, c’est-à-dire sortir de ses habitudes, de son confort, de tout ce qui fait la douceur (ou l’apathie) de la vie quotidienne. Au point de départ, il y a donc un certain renoncement, et c’est déjà l’Evangile. C’est l’Evangile vécu pour soi, avant d’aller l’annoncer aux autres.

C’est aussi le dépouillement : celui qui doit se mettre en route n’emporte pas de bagage inutile. Il faut laisser à la maison son maquillage, ses bijoux, son robot multifonctions, et son portable…. Le sac qui pèse trop lourd sur les épaules ralentit la marche. La route est une leçon d’humilité et de simplicité. C’est aussi une leçon de vérité. On ne triche pas avec la route. Elle est devant le pèlerin avec toutes ses exigences : le soleil ou la pluie, le chaud et le froid, les montées abruptes et les descentes rapides ; tout ce qui exige attention, courage, maîtrise de soi.

La route est donc avant tout une rude école pour le pèlerin. C’est une ascèse.

La route est encore une école de prière.  Le dépouillement purifie l’âme et la rend apte à recevoir. La vision de Dieu n’est perceptible que par un cœur pur.

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